Particules PM10

Pour la période 2022-2025, le Plan national de Réduction des Emissions de Polluants Atmosphériques (PREPA) définit la stratégie nationale pour réduire les émissions de polluants et contribuer au respect des engagements européens. En vigueur jusqu’à la fin de l’année 2025, le PREPA inclut des actions spécifiques aux particules fines, ciblées sur les PM2.5. Ces mesures visent quatre secteurs, le résidentiel-tertiaire notamment pour le chauffage au bois, les transports, l’industrie et l’agriculture, avec comme objectif à l’horizon 2030 une baisse de 57 % des émissions de PM2.5 par rapport à 2005. En 2025, le contentieux européen pour non-respect des normes relatives aux PM10 ne concerne plus que l’Ile de France et la Martinique.

En 2025, la réglementation annuelle en vigueur pour les particules PM10 a été respectée sur l’ensemble des zones de surveillance de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La cartographie distingue néanmoins sur le littoral urbanisé et les zones industrielles de Fos et Berre l’Etang quelques lieux où la valeur limite est ponctuellement dépassée.

La nouvelle valeur limite (20 µg/m3) prévue pour 2030 maintiendrait cette opposition entre les grandes agglomérations intégrant aussi les zones industrielles et le reste de la région plus rural. D’ailleurs, la ZAS régionale atteint déjà cet objectif alors que les ZAS urbaines le dépassent encore en situation trafic.

La ligne directrice de l’OMS n’est pas respectée sur une grande partie du territoire, y compris dans les vallées alpines.

Concentrations moyennes annuelles de particules PM10 dans la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2025

Les concentrations de PM10 ont baissé de près de 50 % depuis 2012.

Les niveaux actuels sont inférieurs à ceux observés durant la crise sanitaire (COVID) en 2020.

En 2025, la population régionale n'est plus exposée au dépassement de la valeur limite pour les particules PM10, et ce depuis 2019.

En revanche, un peu moins de 42 000 habitants sont encore exposés à des niveaux de PM10 supérieurs à la valeur de la directive 2030 soit 20 µg/m3. Ces chiffres sont le résultat des actions de réduction mises en œuvre depuis 10 ans qui ont contribué à la diminution des concentrations de particules dans l'air ambiant et du pourcentage de la population exposée. Les efforts doivent être poursuivis afin que la population encore exposée (un peu moins de 1% de la population régionale), puisse respirer un air plus sain.

Se référant aux valeurs de l’OMS, 45 % des habitants vivent au-dessus des seuils recommandés pour les particules PM10 (15 µg/3). L'exposition varie selon les territoires : les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes sont les moins concernés (0 et 5 %), en revanche, dans le département des Alpes-Maritimes, où la majeure partie de la population réside sur le littoral, 62 % de la population est exposée à une concentration annuelle aux PM10 supérieure aux recommandations de l'OMS (le pourcentage le plus élevé).