La tendance générale des émissions régionales des PM2.5 est, à l’instar des PM10, une baisse d’environ 30 % depuis 2012.
Elle est attribuable à la décroissance des émissions du résidentiel (-24 %) et du transport routier (-44 %), secteurs comptant pour 80 % du bilan régional et résulte bien des actions de réductions mises en place.
Dans le résidentiel, les émissions sont encore dominées par le bois-énergie (83 % en 2023) mais leur part diminue depuis 2016 alors que celle des autres énergies renouvelables progresse. Bien que positif pour le climat, l’utilisation du chauffage au bois entraine une importante dégradation de la qualité de l’air.
Pour le transport routier, les particules proviennent majoritairement (73 % en 2023) de la combustion de produits pétroliers mais leur proportion baisse au profit des particules issues de la non-combustion (abrasion et frottement), en cohérence avec le développement de la motorisation électrique.
Malgré une contribution moindre, la production d’énergie (- 76 %) ou le tertiaire (-31 %) voient leurs émissions décroitre depuis 2012 en raison de la baisse des émissions de produits pétroliers.
A l’inverse, le secteur maritime et l’agriculture émettent davantage de PM2.5, en cohérence avec le développement de l’activité mais également sans impact sur le bilan régional.
Toutefois, cette amélioration globale n’est pas linéaire, entravée ponctuellement par des hausses comme en 2016-2017 et 2021-2022. Elles sont directement associées aux incendies de forêt qui ont touché la région dans son ensemble et particulièrement les Bouches-du-Rhône et le Var. L’augmentation en 2021 ressort davantage en raison de la baisse de 2020 due à la crise sanitaire.
L'évolution des émissions est homogène sur l’ensemble de la région, quel que soit le département. Le secteur des incendies de forêt est le seul dont l'impact local peut être significatif sur le bilan régional. La différence entre les courbes d’émissions et de concentrations est due à la localisation des incendies de forêt, rarement situé dans le périmètre d’une station permanente donc de la mesure de particules. L'amélioration dans ce secteur est majoritairement basé sur la prévention et la sensibilisation car 90 % des départs de feux sont d’origine humaine (intentionnelle ou non).
Les émissions résultent d’un calcul théorique. Elles peuvent ne pas correspondre aux concentrations, qui elles sont mesurées et tiennent compte des réactions chimiques entre polluants et de l’influence de la météorologie.
En région Sud, la tendance des concentrations en PM2.5 observées depuis 2012 est une baisse continue.
Elle s’explique par les nombreux plans et programmes mis en œuvre pour réduire la pollution particulaire à l’origine d’importantes conséquences sanitaires (et économiques). Les résolutions prises au niveau national s’appliquent en priorité aux contributeurs principaux, comme le résidentiel, le transport routier et l’industrie mais les actions concernent tous les secteurs.
De fait, les améliorations sont visibles sur l’ensemble des sites de surveillance de la région, quel que soit leur implantation. Ainsi, en situation urbaine de fond et en proximité industrielle, les niveaux de PM2.5 sont en 2025, comparables à 2024, les plus faibles depuis 2012. En proximité du trafic, la diminution est moindre mais confirme l’amélioration. Selon les années, quelques facteurs extérieurs comme les conditions météorologiques, peuvent entrainer une hausse ponctuelle, sans impact toutefois sur la tendance globale.